Chill, c’est des portraits de femmes mises à nues, au sens propre comme au sens figuré, des scènes intimistes gorgées d’émotions. On se laisse facilement absorber par ces clichés intrigants et instinctifs.
Du nu comme on aimerait en voir plus souvent. Car ici, rien de vulgaire, les femmes de Chill sont spontanées, et les photos dégagent une réelle douceur.
Une spontanéité dans ses clichés, qui en fait presque oublier le côté classique et parfois barbant que l’on retrouve habituellement dans le genre de photo « pose et modèle ».
Ici, les moments de la vie de ces femmes sont captés d’une manière parfaitement maitrisée. Et puis Chill manie habillement les couleurs et les matières, et joue avec ses modèles pour un rendu qui nous plonge au cœur de la féminité.
Après une première exposition dans la ville de Tours, le strasbourgeois expose cette fois sur le territoire bordelais. Picturalis s'est rendu au vernissage de l'exposition.
Chill veut rester anonyme, il prend des photos et c’est tout, "pas besoin de se montrer" qu’il dit. Ça change et c’est agréable. Pas de portrait du photographe mystérieux, qui a néanmoins accepté de se livrer à Picturalis.
Picturalis - Salut Chill ! Quelques commodités de base, qui es-tu, d’où viens-tu, et pourquoi la photo ?
Chill - Salut ! Je suis Chill, j’habite à Strasbourg. J’ai commencé à faire de la photo par hasard, on peut dire que j’ai appris tout seul, personne dans ma famille ne faisait de la photo. Mais au tout début je me cantonnais à la retouche de photo seulement pour des amis. Et puis un jour j’ai eu l’occasion d’en faire et ça m’a plu, j'ai continué.
P.- Chill, c’est un pseudonyme je suppose, quel est son origine ?
C.- Haha ! C’est tout simplement parti du fait qu’un ami m’a appelé comme cela un jour au lycée. Et puis, je n’avais pas envie de mettre mon nom/prénom. Je fais des photos et c'est tout, les gens n'ont pas besoin de savoir qui je suis, je veux qu'ils apprécient mon travail pour ce qu'il est, pas pour la personne qui prend les clichés derrière. Chill, c’est « pas se prendre la tête », « apprécier les choses simples », c’est ce que j’essaye de retranscrire dans mes photos aussi, alors c’est resté.
P.- Tu pratiques en numérique, ou argentique ?
C.- Je ne fais que du numérique, tout d’abord parce que je trouve ça plus spontané, et il me fallait quelque chose de rapide, le développement photo indépendant argentique se faisant rare, j’ai vite fais mon choix.
P.- En parcourant ton site internet, et en regardant l’expo autour de nous, je vois que tu prends essentiellement des portraits de femmes, pourquoi un tel choix ?
C.- C’est drôle, on me pose souvent la question « Et pourquoi pas les hommes ? » mais pas l’inverse ! Je ne sais pas, c’est venu comme ça. Un jour j’ai rencontré une fille, elle aimait poser, elle dégageait quelque chose de particulier et j’ai commencé à prendre des photos d’elle. J’aime le côté sensible de la femme, et l’émotion que peut dégager une photo de personne féminine. Et ça reste dans la spontanéité. Une fois, j'ai pris une photo d’une fille allongée sur un lit avec des collants verts. Quand elle a enfilé ses collants, j’ai shooté, ce n’était pas prévu, mais cet instant renvoyait quelque chose de percutant, c’est ça que j’aime !
P.- Habitant du Nord-Est, te voilà débarquant dans le Sud-Ouest ! Comment en es-tu venu à exposer à près de 800 km de ta ville ?
C.- En fait je suis déjà venu ici. Il y a quelques mois, je suis allé à Viva las vegans ( lieu de l'exposition), j’avais une amie qui habitait bordeaux, elle a dit que je devais exposer dans ce restaurant qui a déjà accueilli pas mal d'artistes. Je manque un brin d’assurance, mais je me suis lancé, j'ai contacté la gérante et me voilà ! Puis c’était l’occasion de revoir des personnes loin de chez moi que j’avais rencontré ici.
P.- La photo, ton avenir ? ou juste une passion ?
C. - Je ne vis pas de la photo, à la base j’ai un diplôme d’informatique. J’ai du mal à me projeter mais si un jour j’ai l’occasion d’en vivre pourquoi pas. J’ai juste pas envie de vivre de la photo en faisant des photos de mariage. J’aime bien mon côté indépendant et je fais de la photo avant tout pour moi et parce que j’aime ça !
Plus de photos sur son site.
Exposition du 4 février au 2 mars 2012
Restaurant Viva las vegans - 27 rue saint james bordeaux.
Renseignements : 06 76 63 59 31





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Exposition “Cannibal Moussaka” – Freak City Designs | Picturalis says:
[...] l’occasion de l’expo de Mathieu Freak City, Picturalis s’est rendu une fois de plus dans l’antre du restaurant Viva Las [...]