La colorisation n’est plus ce qu’elle était.

buster crabbe - picturalisA force de bosser dans une boîte de production vidéo, il faut bien dire que je passe ma journée de feignant à regarder des films, classer des bobines, ranger des affiches, et trier des photos. Parfois même des vieilles photos, très vieilles.

Et mon petit plaisir le plus fréquent se résume à comparer les techniques graphiques actuelles avec ce qui a pu se faire cinq-à-six fois 10 années avant ma naissance. L'occasion pour moi de parler de colorisation, technicolor, et bichromie, ces termes que je n'ai pas entendu depuis que le vieux Toscan Du Plantier est mort d'une crise cardiaque, selon la version officielle. Mort d'ennui selon moi.

Parce que si des Saul Bass, Andy Warhol, ou Cieslewicsz ont apporté des nouveautés "plutôt dingues" concernant la colorimétrie des images, il ne faut pas oublier qu'avant d'être un arc-en-ciel de nuances, les photos étaient avant tout noires et blanches. (et ouais, mon pote.)

Mais où sont passées les colorisations d'antan et leurs tons flamboyants ? Ces photos charmantes d'acteurs dont le teint farineux se mêlaient avec tant d'éclat au fond cyan-flashy du studio ?  La colorisation, originalement inventée au début XXe siècle pour les dessins animés n'a jamais pu être parfaitement appliquée à la photo, avant l'arrivée du numérique. Dès les années 90, grâce à l'ordi, on atteint une qualité de retouche inégalée comme le prouve cette récente série. Et ce, pour mon plus grand regret.

Oh! Nostalgie! Les années 30 à 40 sont le fleuron de la colorisation fait-main. Cette période laisse de nombreux souvenirs derrière elle, où la balance des blancs de chaque cliché semble avoir été faite sous l'effet d'un bon trip aux champotes.

 

Quelques photos colorisées que j'ai pu trouver ici et ailleurs :

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